MOUV’MEN FOULAR MAWON / Les congés bonifiés


Un droit acquis au bout de 32 ans de lutte va être remis en question en 6 mois, sans concertation des principaux concernés : les ULTRAMARINS

Accordé depuis 1910 au fonctionnaire originaire de métropole qui travaille dans un Dom et depuis 1978 au fonctionnaire originaire d’un département d’outre-mer (Dom) qui travaille en métropole ou dans un autre Dom. Le congé permet d’effectuer périodiquement un séjour sur le lieu d’origine. Ils sont dits « bonifiés » car 30 jours sont accordés en plus des 5 semaines de congés payés dont tout fonctionnaire bénéficie, une prise en charge des frais de transport du fonctionnaire et des membres de sa famille et au versement d’une indemnité.

“Le congé bonifié n’est pas un privilège : c’est un droit légitime !”

En 1910, sont instaurés pour les fonctionnaires originaires de l’hexagone affectés dans les colonies, par le gouvernement français : les congés bonifiés, majorations de traitements, primes d’installations, primes d’éloignements, logements de fonctions et autres indemnités spécifiques. Le régime de congé bonifié, quant à lui, consistait en un congé administratif de 6 mois, accordé tous les 5 ans aux fonctionnaires en poste en Outre Mer, leur permettant de revenir en France pour maintenir les liens familiaux.

Il faudra attendre le 20 mars 1978, soit 32 ans et trois grèves marquantes pour que soit promulgué le décret qui place tout fonctionnaire métropolitain et domien sous le même régie

  • Grève de 1947
  • Grève de 1 mois en 1950
  • Grève de plusieurs mois déclenchée le 15 mai 1953

Ce combat victorieux a permis de remédier aux discriminations raciales qui existaient auparavant entre fonctionnaires métropolitains en fonction Outre-mer et originaires d’Outre-mer travaillant en métropole.

C’est ainsi que les fonctionnaires de l’état originaires d’outre-mer vivant en France ont pu obtenir la satisfaction d’une partie de leurs revendications, à savoir l’octroi des congés bonifiés.

“le 11 janvier 2019”

Le gouvernement annonce une réforme d’ici la fin du premier semestre de l’année remettant en question les conditions du congé bonifié.

Une réforme sera définie selon le principe de « plus souvent et moins longtemps » dés 2020.

Le gouvernement envisage :

  1. la suppression des congés supplémentaires
  2. la suppression de la surrémunération
  3. une indemnisation forfaitaire par achat de billets d’avion par agent (avec avance des frais)

Lire le compte rendu de la réunion interministérielle du 11 janvier 2019.